[Dossier] Ces femmes présidentes de clubs sportifs villeneuvois – Marie-Jeanne Ruaux – FOS GV

Spor’ama : Vous avez pris la présidence du FOS GV après une longue expérience en tant qu’animatrice. Quel a été votre parcours et comment la transition de l’animation à la présidence s’est-elle déroulée ?

Marie-Jeanne Ruaux : Animatrice à 15 ans, j’ai encadré plusieurs années une section de gymnastique enfants (filles) de 8 à 12 ans à Nancy, puis j’ai enseigné l’EPS en collège dans cette même ville. Ensuite j’ai enseigné l’EPS à Paris à Sainte Marie des Invalides et à Rueil Malmaison, en lycée. Je suis ensuite retournée à Nancy pour une formation EPGV après avoir élevé mes trois enfants et j’ai fait de l’animation dans plusieurs clubs. 

Arrivée à Lille en 1995 j’ai été animatrice dans plusieurs clubs de la métropole.

En 2013, le président en place, Jean Leplus nous a fait part de son désir de quitter la présidence du FOS GV après 7 années de bénévolat. J’ai accepté de le remplacer au pied levé, mon mari venant de prendre sa retraite et moi souhaitant arrêter les cours pour être plus libre.

Le matin même de l’assemblée générale je ne savais pas que je serais élue présidente quelques heures plus tard !

« Faire du sport, avoir une vie sociale et nous nourrir sainement est essentiel […] »

Marie-Jeanne Ruaux, présidente du FOS GV

S. : Le FOS GV a été honoré par un label « qualité club sport santé ». En tant que présidente, quelle importance accordez-vous à la santé et au bien-être des adhérents, en particulier des femmes ?

M.-J. R. : Ce label est vraiment le moteur de notre association. Nous bougeons, nous nous retrouvons pour essayer de garder une santé au top. Faire du sport, avoir une vie sociale et nous nourrir sainement est essentiel, homme ou femme… Dans notre club nous sommes quand même une grande majorité de femmes puisqu’il n’y a environ que 15 % d’hommes.

S. : En tant que femme présidente d’un club de loisirs, avez-vous rencontré des défis particuliers dans votre rôle de présidente ? 

M.-J. R. : Je n’ai rencontré aucune difficulté particulière dans mon rôle de présidente parce que j’étais une femme.

S. : Les bénévoles du FOS GV sont décrits comme « des hommes et des femmes de l’ombre ». Quel impact le bénévolat a-t-il eu sur votre propre vie et comment cela peut-il inspirer d’autres femmes à prendre part à des causes sociales ou sportives ?

M.-J. R. : Le fait d’être bénévole me prend beaucoup de temps (je suis présidente du FOS GV mais aussi bénévole en maison de retraite, bibliothécaire, secrétaire de mon syndic de copropriété…) Mais c’est un vrai bonheur d’être utile et de rencontrer des personnes très intéressantes dans tous les domaines. J’ajoute que j’ai un mari qui lui aussi est « multi bénévole » ! Les femmes à la retraite sont de plus en plus actives et désireuses d’être utiles.